Testicule


Les testicules (G. orchis) sont les gonades mâles - glandes paires ovoïdes du système reproducteur, qui produisent les spermatozoïdes et les hormones mâles, surtout la testostérone. Ils sont suspendus dans le scrotum par le cordon spermatique. Fn général, le testicule gauche descend plus bas que le droit. Les testicules sont revêtus par une tunique fibreuse résistante, l'albuginée, qui s'épaissit en une arête à sa face postérieure, interne, le mediastinum testis. De celui-ci se détachent des septa fibreux qui se prolongent à l'intérieur de l'organe le divisant ainsi en lobules contenant les tubules séminifères grêles, longs et enroulés, dans lesquels sont produits les spermatozoïdes. Les tubules séminifères sont réunis par les tubules droits au rete testis (L. rete, un réseau).

La surface de chaque testicule est revêtue par le feuillet viscéral de la tunique vaginale, sauf à l'endroit où le testicule est relié à l'épididyme et au cordon spermatique. La tunique vaginale, qui représente la portion distale, close, du processus vaginal embryonnaire (canal péritonéo-vaginal), est un sac péritonéal fermé entourant partiellement le testicule. Le feuillet viscéral de cette tunique recouvre intimement le testicule, l'épididyme et la partie inférieure du conduit déférent. Entre le corps de l'épididyme et la face postéro-latérale du testicule, la séreuse vaginale s'invagine pour former le sinus de l'épididyme (fossette interépididymo-testiculaire), un récessus en forme de fente). Adjacent au fascia spermatique interne, le feuillet pariétal de la tunique vaginale est plus étendu que le feuillet viscéral ; il remonte, sur une courte distance, sur la partie distale du cordon spermatique. Entre les feuillets pariétal et viscéral, la cavité de la tunique vaginale renferme une petite quantité de liquide qui permet au testicule de se mobiliser à l'intérieur du scrotum.

Longues et grêles, les artères testiculaires (aa. spermatiques) prennent naissance sur la face antéro-latérale del'aorte abdominale, juste en dessous des artères rénales. Chacune d'elles chemine dans l'espace rétropéritonéal (c'est-àdire en arrière du péritoine) et emprunte un trajet descendant, oblique latéralement, dans lequel elle croise successivement l'uretère puis la partie inférieure de l'artère iliaque externe, avant d'atteindre l'anneau inguinal profond (orifice profond du canal inguinal). À ce niveau, l'artère testiculaire (a. spermatique) pénètre dans le canal inguinal puis le traverse et en sort par l'anneau inguinal superficiel (orifice superficiel du canal inguinal) ; elle entre dans le cordon spermatique pour irriguer le testicule. L'artère testiculaire ou l'une de ses branches s'anastomose avec l'artère du conduit déférent (a. déférentielle).

Les veines testiculaires (w. spermatiques) émergent du testicule et de l'épididyme sous la forme d'un réseau, le plexus veineux pampiniforme ; situé dans le cordon spermatique, en avant du conduit déférent, ce plexus comprend 8 à 12 veines disposées tout autour de l'artère testiculaire. Le plexus pampiniforme fait partie du système de thermorégulation du testicule ; il contribue (avec les muscles du dartos et du crémaster) à le maintenir à température constante. La veine testiculaire (spermatique) gauche prend naissance dans le plexus pampiniforme et se jette dans la veine rénale gauche. La veine testiculaire (spermatique) droite a la même origine et le même trajet que la veine testiculaire gauche, mais elle débouche dans la VCI.

Le drainage lymphatique du testicule suit les vaisseaux testiculaires et aboutit dans les nœuds lymphatiques lombaires (ganglions des chaînes abdomino-aortiques) ainsi que dans les nœuds lymphatiques préaortiques. Les nerfs autonomes du testicule proviennent du plexus testiculaire (plexus spermatique) qui accompagne l'artère testiculaire ; ce plexus contient des fibres parasympathiques vagales ainsi que des fibres sympathiques en provenance du segment T7 de la moelle épinière.